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Rédigé par :
Marie Serres
L'agriculture biologique, c'est toute une histoire !

L'agriculture biologique, c'est toute une histoire !

Des débuts en Europe aux tendances du moment, retour sur un siècle de développement et d'évolutions du bio.

Des pionniers au grand boom

L'agriculture biologique, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, est née dans les années 1920 en Europe après quelques prémices dès la fin du XIXe siècle. Dans plusieurs pays, divers agronomes, agriculteurs, médecins et consommateurs manifestèrent alors leur aspiration à des pratiques agricoles plus respectueuses des équilibres naturels. 

En France, ces idées gagnèrent du terrain dans les années 1950, en même temps que l'intensification de la production au sein des pays industrialisés, et aboutirent à la création de plusieurs collectifs ou associations dans les décennies suivantes. 

Du côté des pouvoirs publics, la réglementation se construisit progressivement. La loi d'orientation agricole française reconnut en 1980 l'existence d'une « agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse », officiellement baptisée « agriculture biologique » en 1985. Dans l'Union européenne, c'est en 1991 que fut adoptée une réglementation pour les pratiques agricoles et l'étiquetage des produits. 

Depuis lors, l'agriculture biologique décolle en termes de nombre de producteurs et d'achats des consommateurs, préoccupés à la fois par leur santé et le respect de l'environnement. D'après l'Agence BIO, 9 Français sur 10 consomment du bio en 2022* ! 

Les principaux labels du bio

L'agriculture biologique est ainsi un mode de production ayant recours à des pratiques de culture et d'élevage soucieuses des équilibres naturels. Produits chimiques de synthèse et OGM en sont exclus. Mais au-delà de ces grandes lignes, il n'est pas toujours simple, pour les consommateurs,  de s'y retrouver parmi les multiples labels et logos du secteur.

→ Un logo officiel permet de repérer facilement les produits bio : le logo européen « Eurofeuille ». Il peut être complété par le logo AB, qui appartient aux pouvoirs publics français. Les deux correspondent au même cahier des charges communautaire. 

→ La marque Bio Cohérence, privée, se base sur l'ancien cahier des charges français, plus exigeant que l'européen au profit duquel il s'est effacé en 2009. En particulier, les produits proviennent de fermes 100 % bio, les filières françaises sont privilégiées et le bien-être animal davantage pris en compte, le tout dans une démarche de commerce équitable.

→ La fédération Nature et Progrès, pionnière du bio en France, a elle aussi son propre cahier des charges. Indépendant de la certification européenne, celui-ci revendique également des exigences supplémentaires : taille des élevages limitée, pâturage obligatoire pendant toute la vie des animaux, méthodes de production traditionnelles, circuits courts privilégiés, entraide et lien social encouragés, respect de la saisonnalité...  

→ La certification privée Déméter concerne quant à elle des produits issus d'une agriculture non seulement biologique, mais aussi biodynamique. Cette méthode, qui se veut holistique, est notamment basée sur des préparations destinées à régénérer la terre et renforcer les plantes, ainsi que sur la prise en compte des rythmes cosmiques. 

Les grandes tendances 

Et aujourd'hui ? La volonté de préserver sa santé reste la motivation n° 1 pour consommer bio, avec, côté cuisine, une montée en puissance des « superaliments » (baies de goji, graines de chia, spiruline...) et de la fermentation maison (légumes lactofermentés comme la choucroute, kéfir de fruits, kombucha...).

Dans la même lignée, les protéines végétales bio (légumineuses, tofu, certaines céréales et graines...) n'ont jamais été aussi plébiscitées, pour leurs bienfaits nutritionnels mais aussi parce qu'elles permettent de limiter l'impact néfaste, sur l'environnement, de l'élevage intensif et industriel.

Au supermarché, les applis comme Yuka ou BioPromo, sans forcément être exclusivement dédiées au bio, aident à choisir les aliments et à adopter des pratiques éthiques.

Car le bio est aussi l'un des marqueurs d'une consommation plus responsable, qui inclut par exemple le soutien aux producteurs locaux par le choix de circuits courts, ou encore la valorisation des déchets et les gestes antigaspi.

Le bio, c'est aussi une manière de vivre !

*19ème baromètre de consommation et de perception des produits biologiques Agence BIO/Institut CSA.

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